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Nomophobie : quand le smartphone devient une source d'anxiété

Blog (Copie) - Par Mélisande Grisvard, le 16 janvier 2026

9 min

Vous ressentez une angoisse intense lorsque votre téléphone n'est pas à portée de main ? Cette peur excessive d'être séparé de votre smartphone porte un nom : la nomophobie. Ce phénomène touche aujourd'hui une majorité d'utilisateurs de téléphones portables à des degrés variés.

Entre dépendance technologique et anxiété de séparation, nous vous proposons de découvrir comment reconnaître cette addiction et retrouver un équilibre numérique plus sain grâce aux médecines douces.

Sur Liberlo, prenez rendez-vous sans effort avec un psychologue à Bordeaux pour surmonter votre nomophobie et retrouver un équilibre numérique sain.

Si vous cherchez à vous libérer de votre dépendance au smartphone, découvrez les différentes méthodes de nos psychologues à Toulouse qui pourront vous accompagner dans la gestion de votre anxiété.

Organisez vos séances avec confiance sur notre site. Nos praticiens en médecines douces, y compris nos psychologues spécialisés dans les troubles liés aux addictions technologiques à Rennes, ont vu leurs compétences vérifiées et respectent un strict code de déontologie.

Qu'est-ce que la nomophobie exactement ?

La nomophobie est le résultat de la contraction de l'expression anglaise "no mobile phone" et du mot "phobie". Ce terme désigne la peur excessive et obsédante d'être séparé de son téléphone portable ou de ne pas pouvoir l'utiliser.

Bien qu'elle ne soit pas encore officiellement reconnue dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5-TR), cette problématique est considérée par les professionnels de santé mentale comme une manifestation réelle d'anxiété.

Cette phobie s'est développée avec l'avènement des smartphones et des forfaits illimités. Elle reflète notre dépendance de plus en plus élevée aux technologies numériques et notre besoin de connexion. Celle-ci a notamment donné lieu à la peur de la dissociation avec l'acronyme FOMO (Fear of Missing Out), qui traduit la crainte de manquer une information importante.

Les jeunes adultes entre 18 et 24 ans sont majoritairement touchés même si cette addiction peut concerner toutes les générations, des adolescents aux adultes actifs, en passant par les professionnels dont le métier implique un usage constant du téléphone.

Addiction au téléphone : quels sont les symptômes de la nomophobie ?

Les manifestations de la nomophobie varient d'une personne à l'autre mais certains signes peuvent toutefois vous alerter. Sur le plan psychologique, vous pouvez ressentir une anxiété intense ou une sensation de panique lorsque votre téléphone n'est pas accessible ou que la batterie est faible.

Cette angoisse s'accompagne régulièrement d'une tension, d'une agitation ou d'un stress important. Les comportements compulsifs sont un autre indicateur majeur. Si vous éprouvez un besoin persistant de consulter votre téléphone sans aucune raison, même dans une situation inappropriée, cela peut révéler une dépendance.

Une utilisation excessive interfère alors avec vos activités quotidiennes, vos relations personnelles et votre bien-être émotionnel. Sur le plan physique, la nomophobie peut provoquer des tremblements, des palpitations, des sueurs et des nausées lorsque le téléphone n'est pas disponible.

Certaines personnes développent aussi une dépendance émotionnelle, éprouvant un lien affectif fort avec leur appareil et se sentant vides ou tristes sans lui. Il peut également arriver de développer une forme d'isolement social puisque la personne aura tendance à éviter certaines situations sociales pour rester près de son smartphone.

Les causes profondes de la dépendance au smartphone

La nomophobie peut avoir différentes causes comme la dépendance technologique qui est caractérisée par une utilisation excessive et constante du téléphone portable. Cette habitude rend difficile le fait de s'en éloigner et crée une véritable accoutumance.

Le besoin de connexion permanente

La peur de manquer des informations, messages ou appels importants amplifie considérablement l'anxiété liée à l'absence du téléphone. La pression sociale et professionnelle d'être constamment joignable contribue fortement à cette problématique.

Vouloir à tout prix maintenir le contact avec sa famille ou ses amis est une des raisons principales de l'anxiété.

L'anxiété de séparation avec son appareil

Certaines personnes développent un lien émotionnel très fort avec leur téléphone, similaire à une anxiété de séparation. Pour d'autres, le smartphone devient un mécanisme pour faire face au stress ou à l'ennui, rendant la séparation d'autant plus difficile.

Cette dépendance affective transforme l'appareil en véritable partenaire de vie, dont l'absence génère une détresse significative. Les traits de personnalité peuvent aussi jouer un rôle dans le développement de la nomophobie.

Une personne qui est constamment en quête de récompenses ou de validation sociale via les réseaux sociaux est plus susceptible d'en être atteinte alors qu'une autre, plus à l'aise dans les interactions sociales, présente moins de risques.

Les conséquences de la nomophobie sur votre bien-être

Cette addiction peut engendrer des troubles du sommeil, en particulier lorsque vous vous réveillez la nuit pour consulter vos messages ou que vous ne parvenez pas à vous endormir sans vérifier une dernière fois votre téléphone.

Sur le plan relationnel, la technologie étant utilisée partout tel qu'au travail, en famille ou encore entre amis, celle-ci peut avoir des conséquences néfastes. La nomophobie peut conduire à un isolement social progressif, la personne préférant sa bulle virtuelle aux interactions réelles.

Cette situation peut significativement détériorer vos relations personnelles, professionnelles et familiales. Les troubles de la concentration ou difficultés à se focaliser sur d'autres activités lorsque le téléphone n'est pas à proximité peuvent aussi affecter votre productivité et votre capacité à profiter pleinement du moment présent.

Chez les jeunes personnes, cette dépendance peut être corrélée à des troubles de la personnalité ou à des désordres comme les troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

Le niveau de stress entraîné par la nomophobie est comparable à celui éprouvé lors d'évènements majeurs de la vie, comme le trac du jour de son mariage ou une consultation médicale anxiogène.

Cette anxiété chronique peut progressivement mener à des états dépressifs si elle n'est pas prise en charge.

Les solutions douces pour retrouver un équilibre numérique sain

Face à la nomophobie, la sophrologie, l'hypnothérapie ainsi que la psychologie peuvent s'avérer particulièrement efficaces pour retrouver une relation équilibrée avec votre smartphone.

La sophrologie pour gérer l'anxiété liée au smartphone

La sophrologie propose des techniques de relaxation puissantes pour mieux gérer le stress et l'anxiété générés par la séparation de votre téléphone.

À travers des exercices de respiration, de visualisation positive et de détente musculaire, cette pratique vous aide à apaiser les manifestations physiques et mentales de la nomophobie.

Une séance de sophrologie peut notamment vous apprendre à retrouver votre calme intérieur sans avoir besoin de votre appareil comme béquille émotionnelle.

L'hypnothérapie pour modifier les comportements compulsifs

L'hypnothérapie s'avère particulièrement adaptée pour réduire les comportements compulsifs liés à la consultation excessive du téléphone.

Cette discipline travaille sur votre inconscient pour modifier en profondeur vos schémas de pensées et vos réflexes automatiques.

L'hypnose permet de reprogrammer progressivement votre relation au smartphone et de renforcer votre capacité à vous en détacher sereinement.

La méditation et les pratiques de pleine conscience

Les techniques de méditation et de pleine conscience contribuent à développer votre présence à l'instant présent.

Ces pratiques vous aident à prendre conscience de votre dépendance et à observer vos impulsions sans y céder automatiquement. Associé à la méditation guidée, le yoga aide aussi à mieux gérer l'anxiété générée par l'absence de téléphone portable.

La psychologie pour préserver sa santé mentale

Différentes approches psychologiques, comme la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), permettent de modifier vos manières d'agir et d'interagir avec votre téléphone mobile. La psychologie vous aide à identifier les pensées automatiques qui alimentent votre dépendance et à développer une stratégie pour modérer votre usage.

La thérapie interpersonnelle (TPI) est aussi recommandée pour recréer du lien social et sortir de l'isolement engendré par l'addiction. Afin de compléter votre accompagnement, il peut aussi être utile de :

  • Installer des alertes pour surveiller votre temps d'écran

  • Définir des périodes sans téléphone dans votre journée

  • Éviter d'utiliser votre smartphone pendant les 30 premières minutes après le réveil et les 30 dernières minutes avant le coucher

  • Placer votre téléphone en charge loin de votre lit et de l'éteindre la nuit

Comment Liberlo vous accompagne face à la nomophobie ?

Chez Liberlo, nous comprenons que la nomophobie représente un véritable défi pour votre santé mentale et votre bien-être. Notre plateforme vous met en relation avec des praticiens qualifiés spécialisés dans les médecines douces, capables de vous accompagner dans votre démarche de sevrage numérique.

Nos psychologues en ligne vous offrent un soutien adapté pour apaiser les symptômes d'anxiété et de dépendance. Que vous optiez pour la sophrologie, l'hypnothérapie, la méditation ou une thérapie cognitivo-comportementale par le biais de la psychologie, nos experts vous guident vers une utilisation plus saine et équilibrée des technologies.

Prendre conscience du problème est la première étape pour améliorer votre bien-être. Si les symptômes de la nomophobie interfèrent avec votre vie quotidienne ou provoquent une détresse significative, nous vous invitons tout de même à consulter un professionnel.

Nos praticiens sont disponibles pour vous aider à retrouver votre liberté face au smartphone et à préserver votre santé mentale. Grâce à un accompagnement progressif et bienveillant, vous pouvez surmonter la nomophobie et redécouvrir le plaisir des interactions authentiques et d'un sommeil plus réparateur.

FAQ

Comment appelle-t-on une personne accro au téléphone ?

Une personne accro au téléphone est appelée un "nomophobe", terme qui désigne quelqu'un souffrant de nomophobie, cette peur excessive d'être séparé de son smartphone.

Comment s'appelle la phobie des écrans ?

La phobie des écrans, particulièrement celle des écrans de smartphones, s'appelle la nomophobie, contraction de l'expression anglaise "no mobile phone phobia" qui désigne la peur excessive d'être séparé de son téléphone portable.

Quelles sont les conséquences de l'addiction au téléphone ?

Pour lutter contre l'addiction au téléphone, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé mentale et d'adopter des techniques comme la sophrologie, l'hypnothérapie ou la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), tout en définissant des périodes de déconnexion et en limitant progressivement son temps d'écran quotidien.

Addiction au téléphone : que faire ?

Pour lutter contre l'addiction au téléphone, il est important de prendre le temps de consulter un professionnel de la santé mentale spécialisé dans les addictions comportementales qui pourra vous orienter vers des techniques de gestion adaptées comme la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), la sophrologie ou l'hypnothérapie, tout en adoptant des mesures pratiques comme limiter progressivement votre temps d'écran, définir des périodes de déconnexion quotidiennes et créer des zones sans téléphone dans votre domicile.